Diagnostic de peau

Photo: 123RF / Oleksii Afanasiev

L’institut de beauté n’est plus seulement un lieu pour « se faire belle » ou pour « colorer ses ongles », mais bien un établissement professionnel qui associe savoirfaire, compétence et connaissances. Des gages de réussite. Entre l’hyperconcurrence du secteur et l’oeil du consommateur de plus en plus avisé, les soins proposés en institut doivent offrir bien plus qu’un simple moment de détente.

À l’heure où l’approximation n’a plus sa place dans l’esthétique, le diagnostic assisté par ordinateur permet à toute professionnelle de franchir le pas vers un institut plus moderne et surtout plus rentable.

 

Une approche analytique de l’épiderme

Combien d’esthéticiennes passent plus de cinq minutes à diagnostiquer la peau des clients avant de se lancer dans l’exécution du soin ? Encore trop peu. Par manque de temps, par crainte de se tromper, elles zappent ou tronquent une étape pourtant cruciale pour repérer les déséquilibres cutanés. Elles se privent ainsi de la prescription pertinente d’une routine de soin adéquat, associée à des ventes additionnelles. S’il est tentant de proposer le tout dernier soin de votre carte, afin de le rentabiliser alors qu’il n’est pas adapté aux besoins de votre client, alors, il y a fort à parier que le résultat ne sera pas à la hauteur. Pire, il pourrait même vous desservir en qualité de spécialiste de la peau.

« C’est en 2014, après avoir constaté que les esthéticiennes vendaient peu de produits après leur prestation, qu’Ella Baché lance la première génération du Skintex Diag. Les clients les achetaient dans un autre réseau de distribution, comme la parfumerie ou encore la pharmacie », explique Marie Morin, responsable du développement appareils chez Ella Baché. Selon une étude réalisée par la marque en 2016 sur les instituts équipés du Skintex Diag « la vente de produits suite à l’utilisation de l’appareil de diagnostic cutané avant un soin permet une hausse d’environ 68 % du chiffre d’affaires », rappelle-t-elle. Une bonne pratique qui pourrait, sans nul doute, faire la différence en matière de rentabilité.

 

Un diagnostic optimal

Aide professionnelle, appelée à seconder l’esthéticienne dans le ciblage des problématiques cutanées et à proposer une prescription détaillée des soins et produits à utiliser, « l’appareil de diagnostic de peau va réellement crédibiliser l’action de l’esthéticienne, comme preuve scientifique, rendant son action indispensable », insiste Alexandre Lambert, directeur marketing de Bloomea. Pour cela, l’appareil doit intégrer différents critères d’analyse afin de permettre un diagnostic optimal.

« Le Cosmo Diag mesure dix critères lors du diagnostic qui dure une trentaine de minutes. Hydratation, desquamation, sébum, examen approfondi des pores et des rides, la peau du client est passée au crible », assure-t-il. Pour les plus pressées, une fonction Flash est également disponible et analyse cinq critères en seulement trois minutes. Le manque de temps ne sera plus une excuse recevable.

 

Un outil d’aide à la vente

« Bien que la prestation ne soit pas facturée, elle valorise néanmoins la professionnelle. Il ne faut donc pas hésiter à proposer systématiquement le diagnostic de peau », recommande Arielle Girault, responsable de la Formation chez Simone Mahler.

Ces minutes passées en tête-à-tête avec votre cliente aident à promouvoir, dans des conditions privilégiées, votre savoirfaire, vos offres de services et vos produits. Un outil de fidélisation précieux « qui apporte un plus à l’esthéticienne pour un échange gagnant-gagnant », conclut-elle.

 

Marie-Anne Reszkiewicz